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Secrétaire générale
BP 20081 HAUTMONT| Juin 2012 | ||||||||||
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Dirigeant de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), ce syndicaliste milite contre l’extension du travail du dimanche et contre le lundi de Pentecôte travaillé.
(CFTC-PARIS)
« Pour moi, le dimanche est une feuille blanche, un espace de liberté où chacun doit pouvoir écrire ce qu’il veut. L’exercice de cette liberté peut être familial, associatif, personnel, amical, spirituel… Mais c’est un jour qui doit rester différent, en échappant à la pression de la production et de la consommation, un jour pour exprimer autre chose que des valeurs matérielles.
Pour moi, qui habite en banlieue et ai deux jumeaux de 12 ans, le dimanche est un jour familial. Le père va courir, les fils font du vélo. On aperçoit des hérons cendrés. Sur les bords de Marne, on profite ensemble d’une vraie nature, entre monde urbain et campagne.
Je suis le dernier d’une famille très nombreuse et je garde un souvenir particulier des dimanches. Quand il y a sept enfants, il y a toujours du mouvement. Nous avions nos activités scoutes. Et à table, il y avait toujours des étudiants, des voyageurs, qui cherchaient un point de chute près de Paris et que nous envoyaient les réseaux cathos.
Le rendez-vous est particulièrement important pour la CFTC, menacée de ne pas franchir le seuil des 10 % d'audience nationale. Elle multiplie les rencontres de terrain depuis décembre et accélérera cet été, en participant entre autre à la caravane du Tour de France et en sillonnant les plages en camping-car.
Dans un discours très pragmatique et peu revendicatif, les syndicats font campagne, métier par métier, sur leur capacité à informer et guider les salariés sur leurs droits. Ils collent à leurs besoins afin de convaincre de leur utilité au quotidien ces publics très peu au fait du rôle des syndicats. « Ils se sentent lésés et ont envie de s'exprimer, mais ils sont isolés et ne connaissent pas leurs droits. On est là pour les guider et leur montrer que le syndicalisme, ce n'est pas que des pneus qui brûlent devant des usines », explique Pascale Coton (CFTC).
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