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La CFTC plaide pour une remise à plat du financement de la formation professionnelle

Publié le par CFTC Hautmont

La séance de négociation concernant la formation professionnelle de ce jeudi 21 novembre aura pour objet la mutualisation et le financement de la formation professionnelle. Au-delà de la question stricte du financement, la CFTC souhaite que soit instauré un réel droit universel à la formation tout au long de la vie, applicable à tous dès la fin de la scolarité et même après la retraite.
 
Outil privilégié de la mise en œuvre de ce droit universel, le compte personnel de formation (CPF) doit permettre à toute personne de se former, à son initiative et à tout moment, dès lors qu'un besoin a été identifié, que ce soit sur le marché du travail ou au sein même de l'entreprise.
 
Dans un contexte d'emploi difficile, la CFTC ne peut accepter qu'un salarié se voie refuser une formation pour des raisons diverses telles qu'un problème d'abondement du compte ou d'absence de prestataires.
 
Dans cette optique, la CFTC est prête à revoir le plan de financement de la formation professionnelle afin que l'ensemble des obstacles rencontrés par le salarié pour se former soit levé.
 
Afin de parvenir à cet objectif, la CFTC préconise une nouvelle répartition du financement de la formation professionnelle. En effet, la mise en œuvre effective du CPF appelle une réforme en profondeur. Dès lors, la CFTC revendique un financement dédié mutualisé, à hauteur de 0,05% de la masse salariale pour les entreprises de moins de 20 salariés et de 0,15 pour les autres.
 
La CFTC est très dubitative concernant l'abondement du compte par l'entreprise qui risquerait de créer une grande disparité entre les salariés selon la taille des entreprises et leur possibilité financière. Pour la CFTC, seul un abondement supplémentaire du compte de 10 heures par an au-delà des 120h actuellement (DIF), doit  permettre de maintenir une égalité d'accès pour tous les salariés à une formation qualifiante.
 
De plus, la CFTC considère qu'il est impératif de maintenir un versement obligatoire au titre du plan de formation. Pour les entreprises de moins de 10 salariés, la contribution s'élèverait à 0,35% mutualisée. Cette mutualisation est la seule garantie pour les salariés des TPE/PME d'accéder à une formation et ainsi remédier au déséquilibre actuel.
 
Pour les entreprises de 10 à 250 salariés, la contribution au titre du plan s'élèverait à 0,8%.
Les entreprises de plus de 250 salariés quant à elles, seront soumises à un double dispositif : l'un obligatoire, avec le versement d'une contribution de 0,5 % mutualisé au titre du plan, le second sera facultatif. En effet, chaque  branche professionnelle sera invitée à négocier une contribution supérieure qui sera gérée directement par l'entreprise.
 
Enfin, la CFTC revendique que toutes les entreprises affectent au Fonds Paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) un pourcentage de leur masse salariale et ceci afin de pérenniser son fonctionnement.

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