Partager l'article ! Revue de presse du 19/01/2010: CFTC EN REGIONS « Élection à la CPAM sur fond de guerre syndicale » dans La Nouvel ...
BP 20081 HAUTMONT| Juin 2012 | ||||||||||
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CFTC EN REGIONS
« Élection à la CPAM sur fond de guerre syndicale » dans La Nouvelle République. « Nouveau président de la Caisse primaire d’assurance-maladie, Jean-Michel Guitton est le premier représentant du Medef à accéder à cette fonction. « La CGT, la CFDT, l’UNSA et la CFTC s’alarment de l’élection d’un représentant du Medef à la tête du conseil de la Sécurité sociale départementale » qui risque de « mettre en péril les arbitrages entre cotisations patronales et la contribution des assurés sociaux. ». Les 4 syndicats « reprochent à FO et à la CGC de n’avoir pas soutenu leur candidat. »
ECONOMIE
- « Dette : Woerth ouvert à un système de frein à l'allemande » dans Les Echos. « Le ministre du Budget français, Eric Woerth, hier à Berlin, veut réduire de moitié le rythme de la dépense publique. » Le ministre revient sur la possibilité d’importer le système allemand du « frein à la dette inscrit dans la Constitution » allemande par la grande coalition, en 2009, Eric Woerth estime qu'il s'agit « d'un élément pas inintéressant, nous allons l'examiner, on peut l'importer », certes en l'adaptant. Késako ? Un déficit de l'Etat fédéral limité à 0,35 % du PIB à partir de 2016. C’est «une disposition antidémocratique» pour Jean-Paul Fitoussi, président de l’Observatoire des conjonctures économiques (OFCE) dans Libération. Il « frémit » à l’idée d’une application de cette disposition dans le contexte actuel : « Lorsque la société est en souffrance, les Etats ont au contraire plus que jamais besoin de marges de manœuvres. On fait trop de cas des déficits et de la dette. Le feu, c'est le chômage. » L’économiste rappelle que l’Allemagne est un Etat fédéral. Des règles de ce types sont applicables s’il existe une « possibilité d'être en déficit au niveau national mais l'obligation d'être à l'équilibre au niveau local. » « Budget : l'équilibre à tout prix ? » dans Libération toujours qui précise qu’il n’est « pas question » d’appliquer le principe du zéro déficit » en période de récession. Cette question sera abordée le 28 janvier à Paris lors de la conférence sur les déficits.
- « Grand emprunt : l'option rigoureuse de Matignon » titre Les Echos. « Les investissements d'avenir vont accroître le déficit budgétaire de 35 milliards d'euros en 2010, ce qui le portera à près de 150 milliards. Mais l'impact sur le déficit public au sens de Maastricht est faible, car plus de 60 % des dépenses sont non consommables et génèrent des actifs. » Demain, le collectif budgétaire comportant le grand emprunt sera présenté en Conseil des ministres.
- « La France révise à la hausse sa prévision de croissance pour 2010 » dans La Tribune. « Christine Lagarde a indiqué lundi que le gouvernement retenait désormais une hypothèse de croissance de 1,4 %. Un objectif conforme au consensus des économistes. »
- « Les défaillances d'entreprises se stabilisent à un niveau historiquement élevé » titre Les Echos. « L'an dernier, les procédures de redressement et de liquidation judiciaires ont augmenté de 11,4 %, avec 61.595 cas, mais, pour la première fois, un léger recul (- 0,4 %) a été enregistré au dernier trimestre. Les PME sont les plus touchées. Dispositif plus récent, la sauvegarde a doublé l'an dernier, avec 1.452 cas. »
- « Après la crise, la Place veut remettre les marchés au service de l'économie » dans la Tribune. « Une nouvelle réunion du Haut Comité de place est prévue, courant février, sur la mise en œuvre d'une quinzaine de mesures pour relancer l'accès au marché des PME. »
LA VIE DES ENTREPRISES ET DE LA FONCTION PUBLIQUE
- SNCF. « La SNCF tire le signal d’alarme sur la viabilité financière des TGV » titre La Croix. « L’existence d’un plan de suppressions de dessertes TGV a été démentie mais l’activité grande vitesse souffre d’une baisse de rentabilité ». Pour la direction, la hausse des péages versés à Réseau ferré de France (gestionnaire et propriétaire des infrastructures) est en cause. Leur coût ? 200 millions. Pas trop d’inquiétudes du côté de la section cheminots de la Fédération CFTC des Transports, son secrétaire général, Bernard Aubain affirme qu’avec la mobilisation des élus locaux, « tout rentrera dans l’ordre ». Mobilisation confirmée dans Les Echos : « Les possibles coupes dans les dessertes TGV inquiètent les élus. Les élus de l'est et du nord de la France contestent les possibles réductions de l'offre TGV, actuellement étudiées par la SNCF. Les lignes reliant la province à la province souffrent néanmoins d'une fragilité économique structurelle. » Le Paris-Arras est clairement visé par la SNCF. Pour Dominique Dupilet, président socialiste du conseil général du Pas-de-Calais, « les habitants du Pas-de-Calais n'ont pas à pâtir de la stratégie de la SNCF, qui consiste à délaisser ses missions de service public au profit d'activités commerciales. »
- « PSA : le plan de départs fait le plein » dans Les Echos. 5.700 départs volontaires d’ici fin mars 2010 sur 104.000 salariés en France (190.000 dans le monde)
EMPLOI
- Chômeurs en fin de droits, dossier dans Le Monde. « Un million de chômeurs en fin de droits en 2010 » Seuls 38 % d’entre eux « devraient bénéficier de la solidarité nationale », « plus de 600 000 chômeurs verront leur sort remis au seul soutien familial, entraînant un accroissement sensible de la pauvreté en France. » Qui sont-ils ? « 45 % s'étaient inscrits à la suite d'une fin de contrat à durée déterminée (CDD) et 14,7 % après une mission intérim » Les partenaires sociaux appellent à une « mobilisation urgente du gouvernement et débattront avant la séance plénière de négociations du 26 février sur la " gestion sociale des conséquences de la crise économique. » La CGT, la CFTC et FO sont favorables à « l'extension des périodes d'indemnisation ; la CFDT, juge que " l'impact social de la crise ne doit pas être financé par la solidarité du privé, mais par la solidarité nationale " et « suggère, en accord avec la CGT et FO, d'assouplir les conditions d'accès des chômeurs en fin de droits à l'ASS - réservée actuellement à ceux qui ont travaillé au moins cinq ans durant les dix dernières années - et de proroger le dispositif Allocation équivalent retraite. »
« Polémique sur le traitement du chômage en fin de droits » L'opposition réclame des mesures d'urgence. Portrait de « Sonia, Christine et Safia ou comment vivre sans indemnisation chômage ».
Pour Christine Erhel, chercheuse au Centre d'études de l'emploi, « les réformes ont conduit à une diminution continue de la durée d'indemnisation " de 30 à 23 mois depuis 1990. Elle souligne que c’est le principe d’incitation à trouver un emploi qui domine aujourd’hui et non plus celui de la sécurisation du parcours professionnel permettant de disposer du temps nécessaire pour trouver un emploi adéquat. Cette approche a conduit à une « dégradation de la qualité de l’emploi. »
« En Allemagne, la rigueur des conditions d'octroi des allocations pourrait être remise en cause » : le durcissement des conditions d’indemnisation est contesté par des politiques de tous bords. Pour rappel : après 1 an de chômage, une aide sociale est versée, forait de 359 €/mois ; le chômeur doit répondre à toute offre acceptable (réforme « Hartz IV ») « même inférieure à son niveau de qualification ou à ses exigences salariales ». Ce système accroît la pauvreté pour les syndicats allemands. Quant à l’Espagne, où Plus d'un million de personne sont en fin de droits « la faiblesse des aides sociales a contraint le gouvernement à créer un RMI »
- Le chômage des jeunes dans l’Humanité. « Jeunesse : chair à canon du chômage ». « Phénomène inquiétant et lancinant depuis trente ans, le chômage des jeunes a explosé ces derniers mois. Les politiques publiques d'aide à l'emploi avaient préparé le terrain en institutionnalisant la précarité. La jeunesse paie le prix fort de la crise. » Selon les chiffres de l’OCDE, en France, « le taux de chômage des 15-24 ans est passé de 19 % au quatrième trimestre 2007 à 21,2 % au quatrième trimestre 2008 ». Les prévisions 2010 sont à la hausse « particulièrement en France ». Pour l'Observatoire des inégalités « les jeunes sont les premiers touchés lors des retournements conjoncturels. Victimes notamment du dernier arrivé, premier sorti. Souvent embauchés en contrats courts (intérim, CDD, contrats aidés), ils servent plus que les autres de variable d'ajustement des effectifs de l'entreprise. »
Florence Lefresne, socio-économiste à l'Institut de recherches économiques et sociales et auteure des « Jeunes et l'emploi » (La Découverte) explique que « partout, en Europe les jeunes sont plus mal lotis que les adultes ». En France, elle estime que les mesures prises ces trente dernières années « ne corrigent pas les inégalités d'accès au marché du travail, au contraire » Ainsi, la « récente extension du RSA aux jeunes ira à l'inverse des objectifs affichés. Reposant sur des conditions irréalistes (justifier de 3 600 heures de travail dans les trois dernières années) quand on connaît l'ampleur de la précarité des jeunes, elle encouragera les miettes de temps partiel pour ceux qui y auront droit et tiendra à l'écart ceux qui sont en grande précarité. » Les solutions avancées ? S’occuper « sérieusement » des « 18 % de jeunes qui sortent chaque année sans bac ni BEP-CAP » et « des 13 % de sortants ayant échoué dans les deux premières années universitaires » ; « combattre la précarisation dont les jeunes ont été à la fois la cible et le vecteur de diffusion à l'ensemble du marché du travail. » Les jeunes doivent devenir « les acteurs d'un nouveau statut professionnel des salariés. »
EGALITE PROFESSIONNELLE
« Pouvoir économique : l'heure des femmes » titre La Tribune. « La proposition de loi, qui instaurera un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des entreprises du CAC 40, arrive mercredi à l'Assemblée. »
CONDITIONS DE TRAVAIL
« Dix ans après, le bilan des 35 heures est toujours débattu. Partisans et détracteurs de la loi Aubry II continuent d’en dresser un bilan controversé. » dans La Croix. Pour l’Observatoire français des conjonctures économiques, « les gagnants sont les cadres, qui ont eu des jours de RTT, et les ouvriers au smic » Et les perdants ? les « autres salariés qui ont connu un gel des salaires et subi une intensification du travail. »
DIALOGUE SOCIAL
- « Comment simplifier la représentation du personnel ? » selon Marie Hautefort dans Les Echos. Pour Gabrielle Simon la prochaine rencontre des partenaires sociaux sur la modernisation du dialogue social du 27 janvier, portera sur les « attributions respectives du comité d'entreprise, du CHSCT et des délégués du personnel » et sur la question des doublons et les manques entre les institution sreprésentatives.
-« Fragilisée, Laurence Parisot cherche à reprendre l'initiative au Medef. Jean-François Pilliard (UIMM) doit prendre la tête de la commission protection sociale. » dans Le Monde. Sur les critiques contre la gestion de Laurence Parisot, Jean-Claude Mailly juge qu’elle « a eu l'intelligence pendant la crise de ne pas mettre de l'huile sur le feu " et F. Chérèque affirme que " Nous n'avons pas à nous plaindre sur le plan de la négociation sociale. Il y a eu des avancées "
- Focus sur FO dans La Tribune : « Force ouvrière : des revendications, mais peu de moyens d'action. La centrale de Jean-Claude Mailly affiche sa fermeté sur les retraites ou les suppressions de postes dans la fonction publique. Mais n'appelle pas à mobiliser pour l'instant. » et Les Echos « Retraites : FO n'exige pas le retour à quarante ans de cotisation. » « FO s'oppose aux systèmes par « pas assez solidaire », ou notionnel, « qui montre avec la crise ses limites en Suède » et « exclut une nouvelle hausse de la durée de cotisation, une baisse du niveau de pension et un report de l'âge légal de départ. »
- « Rivale tranquille du Medef, la CGPME va reconduire à sa tête Jean-François Roubaud. A la tête de la CGPME depuis 2002, Jean-François Roubaud devrait être réélu à la présidence de l'organisation patronale demain pour un nouveau mandat de cinq ans. Il réclame la représentativité artisanale. » dans Les Echos.
RETRAITES
- « La gestion paritaire des retraites est une réussite » selon Francis Kessler, maître de conférences à l'université Paris-I, dans Le Monde. « Exemple de réussite d'un dialogue social " à froid ", il montre que la question des retraites peut espérer un mode de gestion apaisé. Il est d'ailleurs reconnu par la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) : les régimes Agirc et Arrco poursuivent, selon elle, " un objectif social et obéissent au principe de solidarité " - ce qui les place, admet la CJCE, hors du champ du droit communautaire de la concurrence. »
- « Les solutions radicales de l'Allemagne pour équilibrer son assurance-vieillesse », une enquête du Figaro éco. Pas de déficit permis. Donc les ménages sont fortement incités à prendre des assurances privés, l’âge de la retraite a été reporté à 67 ans et les pensions réduites.
ENVIRONNEMENT
« Un mois après Copenhague, les Vingt-Sept restent divisés sur le climat. Les ministres de l'environnement de l'UE divergent sur l'objectif de réduction des émissions de CO2 » dans Le Monde.
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