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CFTC - HAUTMONT

10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 18:27

Les partenaires sociaux doivent se prononcer rapidement sur le thème de la diversité en entreprise. Xavier Darcos propose d'inscrire la diversité dans le bilan social.

Comme l’avait annoncé le Premier ministre, le 23 novembre dernier, le ministre du Travail et le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances viennent de lancer la consultation des partenaires sociaux sur le thème de la diversité en entreprise. Cette consultation était prévue par l’agenda social pour 2009.
Dans un courrier en date du 7 décembre, Xavier Darcos et Yazid Sabeg ont invité les partenaires sociaux à se prononcer, « dans les meilleurs délais », sur « la manière » dont ils souhaitent « aborder et traiter » le thème de la diversité en entreprise. Ils leur communiquent à cet effet plusieurs « éléments susceptibles de nourrir les réflexions en la matière », tout en soulignant qu’« il revient […] aux partenaires sociaux de s’accorder sur le contenu définitif des mesures à prendre ».

Recenser les bonnes pratiques

Le courrier ministériel rappelle que les partenaires sociaux ont signé l’accord national interprofessionnel (ANI) relatif à la diversité en entreprise du 12 octobre 2006, accord étendu en février 2008 (Conv. -C2- n° 392 du 27 novembre 2006). Cet accord prévoyait notamment la mise en place d’un groupe de travail chargé de recenser les bonnes pratiques. Le ministre et le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances estiment qu’au-delà de l’expérimentation actuelle du CV anonyme, l’examen des meilleures pratiques en matière de ressources humaines peut notamment porter sur :
– le développement d’audits des services des ressources humaines, pour mieux détecter les pratiques de discrimination indirecte ;
l’utilisation de l’ensemble des méthodes de recrutement destinées à objectiver les procédures d’embauche et d’évolution de carrière au sein des entreprises (méthode des habilités, méthode du recrutement par simulation, etc.) ;
la sensibilisation, à l’aide de campagnes de promotion internes aux entreprises.

Intégrer la diversité dans le bilan social

Le courrier ministériel évoque ensuite le bilan social, obligatoire dans les entreprises de plus de 300 salariés et présenté chaque année au comité d’entreprise. L’article L. 2323-70 du Code du travail indique notamment que ce document « récapitule les principales données chiffrées qui permettent d’apprécier la situation de l’entreprise dans le domaine social » et comprend « les informations sur l’emploi, les rémunérations et charges accessoires, les conditions de santé et de sécurité, les autres conditions de travail, la formation, les relations professionnelles ».
Selon la lettre ministérielle, « les informations relatives à la diversité pourraient compléter la présentation du bilan social ».
Plus largement, Xavier Darcos et Yazid Sabeg suggèrent aux partenaires sociaux de faire un bilan de l’application de l’ANI du 12 octobre 2006, pour « actualiser et élargir la réflexion sur ces questions ».

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 18:24

Le ministre du Travail a présenté son projet de réforme des services de santé au travail (STT) aux membres du Conseil d’orientation des conditions de travail (Coct).

Après l’échec des négociations sur la médecine du travail en octobre, le gouvernement a repris la main. « Il faut transformer les services de santé au travail en services de prévention », a estimé le ministre du Travail, Xavier Darcos. Cela passerait d’abord par la mise en place d’équipes pluridisciplinaires autour des médecins du travail, comprenant infirmiers, intervenants en prévention des risques professionnels, ergonomes, toxicologues, etc.
« Les infirmiers ne peuvent remplacer les médecins, garants d’indépendance vis-à-vis des employeurs », estime Bernard Salengro (CFE-CGC), qui regrette un texte « très proche de celui que proposait le Medef ».

Vers une fréquence modulée des visites

Concernant la fréquence des visites médicales, « en principe fixée à deux ans » – les syndicats avaient refusé le passage à trois ans lors de la négociation –, le ministre préconise que les moyens soient réorientés vers les travailleurs « affectés à des postes à risques ». Pour les autres, la fréquence des visites pourrait « être modulée », les salariés bénéficiant dans l’intervalle d’entretiens avec un infirmier. Xavier Darcos souhaite aussi mieux prendre en charge « certaines catégories mal couvertes », comme les salariés des entreprises sous-traitantes, les intérimaires, etc., via notamment des services de santé interentreprises.

Faire intervenir des médecins généralistes

Enfin, pour faire face à la pénurie de médecins du travail, le projet envisage de faire intervenir, à titre expérimental, des généralistes. « Le médecin traitant n’a pas la connaissance des conditions de travail », rétorque Jean-Marc Bilquez (FO). Pour désengorger l’activité des STT, la CGT voudrait plutôt substituer à la délivrance d’avis d’aptitude systématique celle d’avis d’inaptitude au cas par cas.

Des syndicats réservés

Si le Medef se déclare satisfait de ce projet de réforme, les syndicats restent donc réservés. Jean-Louis Malys (CFDT) estime que le texte « fige les choses, notamment en matière de gouvernance ». Sur ce point délicat, le gouvernement prévoit une répartition des conseils d’administration en faveur des employeurs (deux tiers, contre un tiers aux syndicats). Une proposition jugée trop éloignée des propositions de Xavier Bertrand, en juillet 2008, sur la gestion paritaire et la clarté du financement.

 

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 18:47

ECONOMIE

- « L’UFC-Que choisir dénonce des abus tarifaires sur les produits alimentaires » dans La Croix. Les prix agricoles ont baissé mais pas ceux affichés en magasin. L’association demande la mise en place d’un « mécanisme de coefficient multiplicateur ». Comment ça marche ? Le prix de vente maximal serait calculé « en multipliant le prix agricole par un coefficient défini avec les professionnels ». C’est déjà prévu pour les fruits et légumes, mais pas vraiment appliqué parce que « les professionnels préfèrent s’autoréguler concernant les fruits et les légumes, parce qu’il y a cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête ». Alors faudrait juste l’élargir aux autres produits.

- « Emprunt national : pourquoi les arbitrages du chef de l'Etat tardent » titre le Monde. Parce - que c’est compliqué. Il s’agit de concilier plusieurs objectifs : « s'appuyer sur des opérateurs existants plutôt que de créer de nouvelles structures ; s'assurer d'obtenir une vision centralisée et un suivi satisfaisant des dépenses d'avenir ; faire en sorte que les choix d'investissement soient bien ceux du gouvernement et puissent être aisément contrôlés par le Parlement. » Création d'une mission budgétaire " grand emprunt « ? Nomination d'un ministre en charge de l'emprunt ? Réponses en suspend

- La réforme territoriale est « meurtrière » pour cet échelon local pour Alain Rousset le président de l’Association des régions de France réunit en congrès jeudi,  dans La Croix et La Tribune. Pourquoi ? Parce-que la nouvelle loi supprime « l’autonomie fiscale » des régions et est donc anticonstitutionnelle. La réforme va aussi « déconnecter les entreprises de leur territoire ». Selon lui, « les régions qui accueillent le plus de sièges sociaux, l’Île-de-France et Rhône-Alpes, vont voir leurs ressources fortement augmenter alors que toutes les autres vont voir les leurs baisser. Il y aura donc un travail considérable de répartition des ressources entre régions selon des critères qui n’auront plus de lien avec le dynamisme économique propre à chaque territoire ». Il ajoute « Bercy a inventé l’impôt qu’on se paie à soi-même » car  « la nouvelle taxe sur les entreprises de réseau destinée à remplacer en partie la taxe professionnelle touchera notamment la SNCF et donc indirectement les régions qui gèrent les TER. »

Le congrès sera donc  « un congrès de combat » souligne M. Rousset dans La Tribune, pour une raison supplémentaire : la création de conseillers territoriaux (remplaceront à partir de 2014 conseillers généraux et régionaux). « Les régions risquent de perdre leur légitimité en perdant l'élection de leurs conseillers ».

- La page « Désintox » de Libération, se penche sur la communication de M. Wauquiez concernant les emplois dans la restauration. Les restaurateurs auraient respecté la feuille de route en matière de recrutements. Le secrétaire d’Etat à l’emploi a déclaré sur BFM : « Je suis incapable de dire combien d'embauches en global, mais en amélioration, un tiers de la feuille de route a été réalisé, si on cumule emplois et apprentissage ». Une perle ! Un chiffre approximatif de 6000 créations d’emploi est alors annoncé. On est loin des  20 000 contrats de formation en alternance et de 20 000 embauches... en plus de 15 000 créations nettes annuelles. Sur deux ans, donc « il n'y a aujourd'hui aucune donnée à se mettre sous la dent. Sauf à en inventer ? »

- Eloge du low-cost dans  La Tribune. Crée-t-il une « économie du soupçon ? ». « Plutôt que destructeur de valeur, le low-cost, en se concentrant sur l'essentiel, fait du consommateur celui qui définit la juste valeur » estime Emmanuel Combe, professeur d'économie à l'université de Paris I, et membre du collège de l'autorité de la concurrence. Il explique que le low-cost « permet au consommateur de choisir lui-même, dans une liberté retrouvée, le niveau de qualité et d'options qu'il souhaite ». Véritable « levier de création de valeur : les fortes baisses de prix qu'il engendre élargissent la taille du marché vers de nouveaux consommateurs….Il libère du pouvoir d'achat, susceptible d'être affecté à d'autres dépenses »

- « Ces chers banquiers disparus » dans La Tribune. « La crise financière n'a pas épargné les dirigeants de banque en France. Des patrons, jugés pourtant indéboulonnables, ont ainsi été contraints de quitter leurs fonctions, souvent de façon brutale, et de se préparer une nouvelle vie. Passage en revue. »

- Dans les Echos, G. Démarest, agrégé de sciences économiques et sociales, prône l’augmentation des salaires pour lutter contre la crise. L’erreur de nos dirigeants serait de voir dans la compression des salaires, les gains de productivité et la concurrence des solutions pour sortir de la récession. Pourquoi ? Parce que la productivité dans le tertiaire, ces « activités à faibles gains de productivité physique » (AFGPP) qui emploient 1 Français sur 2, ne peut pas augmenter,. Leur coût ne peut pas baisser comme un produit industriel. « Si l'industrie peut toujours produire plus et mieux avec moins de travail humain, ce n'est pas le cas dans les AFGPP . Transposer aux AFGPP le modèle de la croissance industrielle est une impasse, car cela signifie y réduire les salaires et l'emploi, ce qui réduit aussitôt - et d'autant -le pouvoir d'achat et la croissance. » Solutions : « Renouer avec l'idéal égalitaire et bâtir une vaste classe moyenne, une société de gens « ni riches ni pauvres » qui puissent payer des services chers et de qualité, maximisant ainsi l'emploi avec des revenus décents. L'outil principal en est une redistribution vigoureuse des revenus, ceux du travail et de la finance. Cela suppose enfin des services collectifs riches et performants. »

- Point de vue Rémy Prud'homme, professeur à l’Université de Paris XII, dans La Tribune, « les grandes causes appellent les grandes dépenses, censées nous sauver et nous enrichir. Mais nous savons que les dépenses militaires n'ont jamais été bonnes pour l'économie. Il en sera de même pour les dépenses environnementales. Ces dépenses font des gagnants et des perdants. Les perdants sont les consommateurs et les PME. Et les gagnants sont généralement les grandes entreprises. » Selon lui, « ces interventions publiques changent la structure de la demande, de la production et de l'emploi sans en modifier beaucoup le volume. Elles créent des emplois dans le militaire ou l'environnement, mais elles en détruisent un nombre à peu près équivalent dans l'ensemble des autres secteurs. » ; « Elles abaissent le niveau de vie. » La raison ? « Les biens produits par ces dépenses — la protection stratégique ou la réduction du CO2 — n'entrent pas dans le panier de la ménagère. » Les gagnants ? Les grosses entreprises, le complexe « écolo-industriel » qui bénéficie des 440 milliards de dépenses du Grenelle de l'environnement.

Pour lui, l’augmentation du pouvoir d'achat passe par le progrès technique, l'innovation et l'augmentation de la productivité.

ENTREPRISES

- Comment faire quand dans votre entreprise vos employés sont de nationalités et de confessions différentes ? se demande Libération. Pour y répondre, l'association IMS-entreprendre pour la cité publie un guide pratique. Vous pourrez désormais tout savoir sur la législation, les calendriers des fêtes religieuses des trois religions monothéistes, bouddhiste et hindouiste, les interdits alimentaires et les coutumes de deuil. Le saviez vous ? Les entreprises n’ont pas le droit d’interdire « le port d'un signe religieux dans leur règlement intérieur. ». Selon l’IMS, « très peu d'entre elles sont prêtes à en parler publiquement (de la question religieuse) »

- Nets progrès sur le salaire des patrons selon le rapport de l’AMF (Autorités des marchés financiers) publié hier. Mais le manque de précisions persiste, notamment sur certaines rémunérations et cumul mandat social-contrat de travail. (La Tribune)

MICRO SOCIAL

- L’hôpital se mobilise contre les suppressions de postes à Paris et en régions dans La Croix. Selon l’Usap-CGT, FO, la CFTC et SUD-santé, à Paris, « des services entiers sont au bord de la rupture, les personnels épuisés, nombre de médecins estiment ne plus pouvoir assumer leurs fonctions, les situations dangereuses se multiplient dans les services ».  Réduction d’effectifs annoncés au Havre, à Nantes ou à Nancy. Le plan de retour à l’équilibre du CHU de Rouen prévoit selon la direction la suppression de 162 postes « équivalents temps plein » sur trois ans. Mais précise une infirmière CFDT «dans un hôpital, il y a beaucoup de gens à temps partiel. Derrière la suppression d’un poste équivalent temps plein, il y a donc souvent la disparition de plusieurs emplois à temps partiel. Selon nos estimations, ce sont, en fait, 485 emplois réels qui sont menacés sur trois ans. »

- La nomination de Patrick Puy (dernier PDG de Moulinex en charge du plan social ayant entraîné près de 3 300 licenciements de 2001 à 2003) comme directeur général adjoint chargé des affaires sociales de TDF est inquiétante selon L’Humanité. plan de départs pour 374 postes. Après sondage des salariés, tous les syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC et FO) ont rejeté ce plan. Crainte du personnel de l’annonce d’un plan encore plus « drastique »

- « Les syndicats d'Accor, vent debout contre la scission » dans Les Echos. Les syndicats français du groupe d'hôtellerie et de services prépayés s'opposent en bloc à la séparation entre ces deux métiers. Le conseil d'administration d'Accor doit se prononcer mardi prochain. L'intersyndicale CFDT-CFTC-CGC-CGT-FO affirme que « en cassant ce modèle économique qui a fait ses preuves et a pérennisé le développement du groupe et ce, sans aucune concertation des organisations syndicales, la direction d'Accor a fait montre d'un mépris délibéré », et parle d'un « démantèlement » de l'entreprise.

- « Menaces de décembre noir dans le secteur des transports », dans Les Echos. Routiers, convoyeurs de fonds, taxis, cheminots, agents de la RATP…les mouvements sociaux « placent le gouvernement en première ligne ». Ces mouvements sont hétérogènes mais les revalorisations salariales sont le dénominateur commun à tous précise un autre article dans Les Echos toujours.

DROIT DU TRAVAIL

Dossier des « systèmes d'alertes éthiques ou professionnelles (« whistleblowing » : coup de sifflet ) permettant aux salariés de dénoncer leurs collègues » :  la Cour de cassation juge « illégal le dispositif de dénonciation des fraudes comptables mis en place par Dassault Systèmes »et incite au respect des recommandations de la Cnil. Extrait de l’arrêt : « dispositif de Dassault Systèmes couvrait des domaines de dénonciations plus larges (délits d'initiés, harcèlements moral ou sexuel, divulgation d'informations strictement confidentielles, etc.) que le strict champ défini par la Cnil, à savoir les domaines « financier, comptable, bancaire et de la lutte contre la corruption » et que la procédure d'autorisation de la Cnil n'avait pas été respectée. » (La Tribune)

EGALITE PROFESSIONNELLE

Le patron de l'AMF favorable aux quotas de femmes dans les conseils dans Les Echos. « Le patron du gendarme de la Bourse, Jean-Pierre Jouyet, se dit en faveur de « mesures volontaristes » pour augmenter la proportion de femmes dans les conseils d'administration des sociétés cotées. Cette position est défendue par le groupe UMP à l'Assemblée nationale. »

FORMATION

Les organismes collecteurs répondent au rapport de l'Igas et de l'IGF « sur la gestion financière de la formation professionnelle » dans Les Echos. Selon Agefos PME, le rapport ne comprend pas de « réponses contradictoires » et «critique des pratiques qui appartiennent au passé et propose des solutions non souhaitables » comme l’externalisation de la « gestion de la trésorerie des organismes collecteurs (Opca) » et le lissage de « la collecte des fonds ». Le CPNFP quant à lui dénonce « des jugements d'opportunité en ce qui concerne la gestion paritaire de la formation professionnelle, dans une tonalité délibérément agressive » Et enfin, le Centre des jeunes dirigeants point du doigt « l'énorme gaspillage que représente aujourd'hui la formation professionnelle en France »

SOCIETE

- La précarité s'installe chez les chercheurs dans La Tribune, « les organismes de recherche emploient parfois jusqu'à 60 % de scientifiques non permanents selon un rapport de l’Observatoire des sciences et des technologies (OST). Les salaires ? Un mensuel brute moyen de 1.934 euros. Mobilisation de l’intersyndicale annoncée pour courant 2010.

- N. Sarkosy présente « l'identité nationale » comme « un antidote au communautarisme » et défend le métissage dans Le Monde. Il « définit la place de l'islam en France » dans Libération en demandant aux musulmans de France de «ne pas heurter ceux qui accueillent »

EUROPE

- « La pression s'accroît sur les finances publiques grecques » dans Les Echos. Mauvaise gestion des finances publiques, dette importante, système de retraite très généreux…Les agence de notation et les investisseurs perçoivent le pays comme un « mauvais élève ». Selon Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires économiques « La Commission européenne est prête à aider la Grèce », sa situation étant « un sujet commun d'inquiétude pour toute la zone euro » 

 -« Le spectre de la crise des années 1970 plane sur Londres » dans La Tribune. « La Grande-Bretagne, seul pays du G20 encore en récession, présente son budget pour 2010-2011, marqué par un déficit abyssal. La crise qui sévit rappelle les années pré-Thatcher. » PIB a reculé de 0,3 %, « alors que les États-Unis et la zone euro étaient en croissance ». Déficit : 12 % du PIB dû à la « chute des recettes fiscales venant de l'immobilier et de la City ». A 6 mois des élections, le plan de rigueur sera refilé comme une patate chaude au prochain gouvernement.

INTERNATIONAL

« Obama dévoile son nouveau plan de relance pour l'emploi » dans Les Echos. C’est confirmé : le financement sera assuré par la marge de manoeuvre de 200 milliards héritée du TARP (les aides octroyées au secteur financier). Le président américain a déclaré « l'urgente nécessité d'accélérer la croissance de l'emploi à court terme, tout en jetant les bases d'une croissance économique durable », tout en refusant le « faux choix » entre réduction du déficit et priorité à la croissance. Les mesures : suppression de l'impôt sur les plus-values, incitation fiscale à l'embauche pour les PME,  nouveaux investissements dans les infrastructures de transport, déductions fiscales pour encourager les économies d'énergie.

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 18:44

ECONOMIE

- Toutes les sept minutes une PME meurt... ! dans Le figaro. Soit 70 000 faillites en 2009. Les causes ? Récession, manque de trésorerie, chute des commandes ou incapacité à exporter. Selon Y. Dekerdrel, la disparition du thon rouge ou de la banquise suscite « plus de sympathie, de compassion et d'émotion que celle de ces entreprises ». A quand un « Grenelle des PME » ? se demande le journaliste, qui rappelle que les PME représentent « 40 % de la valeur ajoutée de l’économie et surtout 2,3 millions des nouveaux emplois créés au cours des vingt dernières années »

- Grand emprunt : N. Sarkosy devrait confirmer aujourd’hui les modalités et le montant, 35 milliards d’euros, dans La Tribune. Malgré le montant de la dette publique (75 % du produit intérieur brut, 84 % annoncé pour 2010), « les investisseurs souscrivent volontiers »

- Paradis fiscaux : le patronat « tente de négocier des clauses de sauvegarde » pour les entreprises…ayant « une activité industrielle ou commerciale (propreté, transports, énergies, etc.) sans volonté d'optimisation fiscale » dans Les Echos

- Interview de L. Wauquiez qui organise un colloque sur les nouvelles frontières du social aujourd’hui: « La droite n'a pas de complexe à avoir sur le social » dans le Figaro. Selon L. Wauquiez « Il existe une politique sociale de droite » qui n’agit pas seulement « pour les plus défavorisés », mais aussi pour les classes moyennes. Cette politique doit aussi « en finir avec la culture du chèque. On doit privilégier des mesures actives, en passant un contrat « donnant-donnant » avec les bénéficiaires des dispositifs. Dans le RSA, ce n'est pas le volet assistanat qui m'intéresse mais l'outil de retour au travail. …Enfin, une évaluation systématique doit être faite. »

REFLEXION SUR L’ECONOMIE

- « Non à la culture du résultat ! » clame Paul Fabra dans Les Echos. Selon lui, « l'idéologie dominante, dérivée d'une approche purement quantitativiste de l'activité économique et de son résultat, est un frein considérable au progrès économique, donc à l'amélioration du pouvoir d'achat. Depuis que l'Etat a abandonné le principe anti-lernérien d'équilibre budgétaire, il n'a plus d'argent pour les écoles. Depuis que les banques sont arrosées de liquidités, le système bancaire vit sous la menace d'une perte de sa liquidité. » Petite précision : Lerner était un disciple de Keynes et prônait une intervention de l’Etat en fonction des besoins de l'économie.

Interviewé dans Le Monde, l’économiste Daniel Cohen nous suggère de « penser ce que serait un monde sans croissance ". Selon lui, la crise n’a pas entraîné une rupture de notre modèle de croissance mais représente la « première crise de la mondialisation " et « notre incapacité collective à comprendre et à penser les multiples interdépendances » régulations qui permettront de maîtriser ces interdépendances. De nouvelles crises auront lieu. Le nouvel enjeu se situe dans le fait que le « mode de croissance né en Europe au XVIIIe siècle ne peut pas être généralisé à l'échelle de la planète. …Mais verdir notre monde industriel, ce n'est pas changer de modèle….La véritable quatrième révolution industrielle serait plutôt celle de la mobilité, qui allierait une technologie - l'interconnexion généralisée - à une nouvelle organisation du travail, modifiant complètement le rapport entre l'homme et son espace »

L'industrie agroalimentaire songe à quitter le Medef dans Le Figaro éco. L’ Association nationale des industries agroalimentaires (Ania) se demande en quoi est utile sa présence qui « pèse peu face à l'automobile, à la finance ou au commerce ». En cas de départ, 10 600 entreprises et 415 000 salariés se retrouveront sans représentant au Medef. Signe d’une remise en cause de Laurence PArisot. Réponse le 17 décembre

MICRO SOCIAL

L’Humanité fait le point sur les mouvements en cours : Réunion d'urgence des élus du personnel de Pôle emploi en Île-de-France après trois tentatives de suicide  et grèves annoncées sur certains sites ; Un mort chez Total à Grand-Quevilly : selon la CGT le « problème de sécurité et l'absence de visibilité pour les conducteurs (sur cet engin( étaient connus et dénoncés par le CHSCT depuis longtemps » ; Préavis de grève illimité déposé par CGT, CFDT, FO, Indépendants, SUD et Unsa jeudi sur le RER A sur l’obtention de primes ; rassemblement des agents de l'ONF hier ils dénoncent « une gestion de la forêt française qu'ils jugent trop axée sur les activités lucratives… et les coupes dans les effectifs ».

« Les transports terrestres en ébullition » titre la Tribune. A partir du 12 décembre, « Les cheminots prendront le relais » puis les routiers le 13 décembre. Trois médiateurs ont été nommés par D. Bussereau. « Ça s'engage bien mais c'est la base qui décidera », a indiqué Richard Jaubert de la CGT Transports. Dominique Bussereau a souligné pour sa part que l'État fera les gestes qu'il convient de faire ». Les Echos précise : mercredi matin, réunion au ministère avec tous les représentants. Grève annoncée si aucun accord n’est établit avant vendredi. Revendications : « salaire de 10 euros brut de l'heure pour les chauffeurs sur les moyennes et longues distances, un 13e mois pour tous et l'augmentation des frais de déplacement de 4 % ». Refus des fédérations patronales.

EMPLOI

Dans La Croix, « la crise de l’emploi ne fait que commencer » : selon l’OIT, « plus de 40 millions de personnes pourraient perdre leur emploi si les États arrêtaient trop tôt leurs mesures de relance de l’économie ». L’organisation préconise « l’adoption d’une taxe carbone mondiale » qui  « pourrait faire progresser le taux d’emploi de 0,5 % d’ici à 2014, ce qui équivaudrait à 14,3 millions nouveaux postes ».

« Chômage : Lefebvre joue avec les chiffres » selon Libération. Dans un communiqué le porte-parole de l’UMP déclare que « le marché de l'emploi en France résiste mieux à la crise que chez la plupart de nos partenaires ». Faux répond Libération et le PS :  19 pays de l’UE affichent un taux de chômage inférieur à celui de la France, l’Allemagne et l’Italie s’en sortent beaucoup mieux que la France.

CADRES

« Salaires  2010 : les cadres à la diète » dans Les Echos. Enquête Cegos sur la rémunération des cadres.  « 2010 s'annonce plus sombre encore (que 2009). De quoi inquiéter les DRH, qui, contraints de resserrer les cordons de la bourse, craignent le désengagement de leurs équipes en cas de rebond.  Dans Les Echos toujours, Michel Fourmy, « manager chez CEGOS » préconise d’ « inventer d'autres moteurs que l'argent ». Risque de rupture des équilibres due à une hausse des salaires inférieure à 3% en général, qui entraînerait des exclusions. « 49 % des entreprises ayant choisi d'attribuer des augmentations générales, il ne reste pas grand-chose pour l'individuel. D'où le fait, pour les DRH, de rentrer dans une logique d'hypersélectivité, au détriment de certains salariés ». Il précise que si les cadres « sont prêts à faire des efforts, à condition de partager la création de valeur de l'entreprise », c’est à la condition d’une transparence sur la situation de l’entreprise. Moins touchés que les autres par la crise, cette étude sur les cadres montre néanmoins « un malaise grandissant d'une communauté chargée de relayer dans l'entreprise des messages de plus en plus difficiles, d'imposer des objectifs rendus intenables par la crise et de canaliser une défiance croissante du corps social à l'égard de ses dirigeants. »

EGALITE PROFESSIONNELLE

- « Darcos veut une loi sur la parité salariale » dans La Tribune.  Le projet de loi « visera à inciter les entreprises de plus de 300 salariés à afficher des objectifs clairs en matière d'égalité de traitement hommes-femmes ». Les sanctions envisagées ? le« name and shame » (nommer et blâmer) « consistant à rendre publique sur Internet la liste des entreprises vertueuses » et un système de bonus-malus (malus pourrait « consister en une pénalité financière équivalente à 1 % de la masse salariale »)

« A Nantes, la colère monte chez des salariés handicapés menacés de licenciement » dans Le Monde.  23 salariés handicapés touchés sur 30 licenciements.  200 000 euros de pertes pour l’entreprise Earta. Crainte d’un « dépôt de bilan avec reprise de l'activité sous le statut d'établissement et service d'aide par le travail (ESAT) selon FO, ce qui constituerait une  « régression insupportable pour les personnes handicapées. Car en ESAT, le travailleur handicapé n'est pas reconnu comme salarié. » Certains » risquent de se retrouver à la rue »

CONDITIONS DE TRAVAIL

Les indemnités versées en cas d’accidents du travail taxées à 50 % dans Les Echos. « Le plafond global des niches fiscales est ramené à 20.000 euros plus 8 % des revenus. Les indemnités versées par la Sécurité sociale en cas d'accident du travail ne seront soumises à l'impôt qu'à hauteur de 50 %. ». Maintient de la volonté des députés d’exonérer partiellement les indemnités, au titre du préjudice subi. Ces indemnités constituent « en moitié un revenu de remplacement, et non intégralement comme l'affirmait initialement le gouvernement. »

DIALOGUE SOCIAL

« Bernard Thibault veut accélérer la mutation de la CGT » dans Le Monde. Il progresse vers un " syndicalisme de conquête " : " La ligne de clivage entre négociation et action ne signifie rien : aucune négociation ne peut déboucher sur quelque chose de positif si elle ne s'appuie pas sur la mobilisation des salariés ". Et s’oppose à «  la classification entre syndicats réformistes et contestataires proposée par l'UNSA lors de son dernier congrès ». réforme des structures est le principal enjeu du Congrés, dont la réduction du nombre de membres au bureau fédéral. La CGT toujours dans Les Echos, « la centrale de Montreuil a les faveurs de l'opinion ». Selon le baromètre  BVA « Les Français font très majoritairement confiance aux syndicats (60% en général et 70 % des 15-24 ans ) et notamment à la CGT (49%) pour défendre les salariés ». Une surprise : les artisans et petits commerçants ainsi que les chefs d'entreprise ont plus de considération pour les organisations syndicales que les ouvriers (65 % contre 59 %).

« Pôle emploi : les syndicats réformistes en tête » dans Les Echos. 5 organisations vont survivre à la réforme de la représentativité au niveau national à Pôle emploi : 43 % pour le trio CGC, FO (18,14 %) et CFDT ; 35 % pour la CGT et le SNU.

DEPENDANCE

 « Les propositions chocs des réassureurs » dans Les Echos. « Refonte de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) au profit des personnes les plus dépendantes et les moins solvables. L'assurance privée se substituerait à l'intervention publique pour tous les autres, avec des mécanismes subtils d'incitation et de rétorsion. »

LOGEMENT

Dans La Croix, « L’habitat coopératif connaît un regain d’intérêt ». « Une quarantaine de projets d’habitat groupé ont été présentés lors des Rencontres nationales des coopératives d’habitants organisées ce week-end à Nantes. Ce modèle séduit en période de crise »

SOCIETE

« Les immigrés créent chaque année 24.000 entreprises » dans Les Echos. Selon une étude de l'APCE et de l'Acsé, en 2009, le statut de l’auto entrepreneur a permis une « envolée » des créations d’entreprises de 65 % par rapport à la même période de 2008, dont 10 % par des immigrés. Moyen de contourner le chômage et la précarité. L’étude pointe les discriminations qu’ils rencontrent : difficultés à ouvrir un simple compte bancaire, à obtenir un prêt. Les raisons ? Soupçon d’activité illégale

ENVIRONNEMENT

- « Les pays en développement montrent les dents à Copenhague » dans Les Echos. Les représentants soudanais et algériens ont affirmé haut et fort leur refus de sortir de la structure du protocole de Kyoto.

Le Premier ministre d'Estonie, Andrus Ansip, rappelle avec force que, contrairement aux idées reçues, les nouveaux membres de l’UE, les « petits » se sentent autant concernés par le réchauffement climatique que les autres

L’innovation dans Le Monde. « Pas de progrès sans innovation collective » selon Franck Aggeri et Armand Hatchueln professeurs à Mines ParisTech. 3 chantiers sont indispensables pour le développement organisé de la croissance verte : « une conception collective, des dispositifs d'intégration, la constitution de milieux innovants ». Un article sur « Les pionniers de l'innovation ». Les start-up joue un rôle « décisif dans l'apparition de nouvelles technologies », mais ne peuvent se diffuser « sans relais politique ». « L'innovation et la recherche » créent des emplois et  sont « génératrices de synergies dans l'économie ». Dans tous les continents, elles sont financées par les gouvernements. « Le financement de la consommation de produits et services " durables " devra passer par un impôt sur la pollution selon l’économiste Alain Lipietz. L’intervention de l’Etat  pour « verdir » l’économie française présente différents visages : l’aide financière à l’investissement, la politique fiscale et juridique, le soutien à la recherche et à la formation. Si l’on compare la France et l’Allemagne, les institutions publiques se sont engagées massivement bien que les pouvoirs décisionnaires ne se situent pas au même niveau.

Paris relance son idée d'Organisation mondiale de l'environnement dans la Tribune. « L'ONU réfléchit à la cohérence de ses politiques environnementales et à la surveillance de l'application des futures mesures anti-réchauffement. »

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:28
Les négociations suivent leur cours...
Les 600000 salariés du transport routier, dont 350000 conducteurs, en ont assez de leurs conditions
de travail, qui les cantonnent en majorité au statut de travailleurs pauvres. Avec moins du Smic, ou à peine plus, des semaines de 50 à 60 heures, les routiers entameront une grève générale illimitée, le 13 décembre à 21h30. L’approvisionnement des plates-formes de distribution sera stoppé, ce qui affectera rapidement les commerces à quelques jours de Noël. “On peut encore négocier jusqu’au 10 décembre, avertit le président de la Fédération générale des Transports-CFTC, Thierry Douine. Après il sera trop tard car une grève de cet ordre demande une préparation logistique importante”. Les revendications unitaires de l’intersyndicale, du jamais vu depuis 1996-1997 dans ce secteur, portent sur un salaire horaire de 10 euros brut pour les coefficients les plus élevés, 4% d’augmentation pour les cadres et 4% de plus pour les frais de déplacement. “On ne bougera pas là-dessus. Les organisations patronales ne donnent rien alors que nos demandes ne sont pas fantaisistes. Nous sommes prêts à aller vers un conflit très dur si nécessaire”, prévient le président de la FGT-CFTC. L’intersyndicale demande aussi un 13e mois, un accord de branche pour la protection sociale et sur la messagerie express, mais ces éléments pourront être négociés en 2010. Il faudra aussi revoir la convention collective datant de 1950 (!). Le secrétaire d’État aux Transports, Dominique Bussereau, a reçu les syndicats, le 7 décembre, pour trouver une issue négociée au conflit. D’intenses séances de négociation ont lieu à partir de ce mercredi.
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 15:27
La CFTC rencontre le ministre du Travail le 11 décembre sur la question de l'égalité professionnelle. La CFTC demande que la concertation commence !
Au-delà d’une proposition de loi sur la parité dans les CA des entreprises, qui sera bien à l’ordre du jour de l’Assemblée en janvier 2010, la question de l’égalité hommes-femmes figure au programme des discussions entre pouvoirs publics et partenaires sociaux. Pendant que certains députés s’agitent, la CFTC a écrit à Xavier Darcos pour trouver des réponses concrètes aux disparités hommes-femmes dans les entreprises. Elle privilégie la voie de la concertation pour faire avancer efficacement ce dossier. C’est d’ailleurs la formule qui avait été retenue dans l’agenda social 2009.
 
Pascale Coton rencontrera Xavier Darcos le 11 décembre pour lui détailler les propositions CFTC. Les nouvelles mesures issues de cette concertation – si elle en est une – seront ensuite reprises dans un projet de loi abordant sous un angle plus large les questions d’égalité hommes-femmes.
La représentation des femmes dans les CA y sera abordée. La simplification et l’unification de la négociation sur la résorption des écarts salariaux avec celle sur l’égalité professionnelle figurent aussi parmi les pistes à traiter.
 
La CFTC part du principe que plus les règles et dispositifs législatifs sont simples, mieux la loi sera appliquée et l’égalité sera respectée. La CFTC propose notamment qu’un rapport de situation comparée (RSC) simplifié soit mis en place et qu’un affichage supplémentaire dans l’entreprise des règles applicables en matière d’égalité soit rendu obligatoire.
 
Autre sujet ouvert à la discussion : la résorption des écarts salariaux en tant que telle. Pour la CFTC, les employeurs qui ne respectent par leurs obligations devront s’acquitter d’une forte amende financière en lien avec la masse salariale. Les sommes versées alimenteraient un Fonds propre qui financerait des actions de formation professionnelle pour les femmes qui n’y ont pas eu accès et qui ont besoin d’une reconversion professionnelle ou qui décident de créer une entreprise.
 
La CFTC souhaite, enfin, que des solutions soient trouvées pour réduire le temps partiel subi qui concerne majoritairement les femmes.
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:18

mardi 08.12.2009, - La Voix du Nord

 La fermeture de l'usine Desvres de Longfossé, près de Boulogne, sera officialisée dans les prochains jours.PHOTO ARCHIVES «LA VOIX»PHOTO ARCHIVES «LA VOIX»
La fermeture de l'usine Desvres de Longfossé, près de Boulogne, sera officialisée dans les prochains jours.

Les 170 salariés de l'usine Desvres de la rue d'Hautmont et la vingtaine du site de Feignies ...

 

vont peut-être devoir faire de la place pour accueillir leurs collègues de Longfossé (près de Boulogne). La fermeture de l'usine du Pas-de-Calais, qui emploie soixante-trois personnes, pourrait conduire à cette éventualité.

63 salariés CONCERNES

À Longfossé, en revanche, un article paru dans notre édition de Boulogne, reprise sur notre site Internet www.lavoixeco.com, confirmait l'information : un plan social est en cours d'élaboration.

Pour lire la suite :

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Maubeuge/actualite/Secteur_Maubeuge/2009/12/08/article_l-usine-de-longfosse-de-desvres-ferme-le.shtml

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 22:25

CFTC

La colère de Pascale Coton contre la loi sur la représentativité « anti-démocratique » dans L’Est Républicain-France Comté. « Nous sommes en état de guerre. On n'est pas à vendre, ni en soldes. Nous resterons CFTC » a-t-elle déclaré devant les militants réunis en Congrès régional près de Vesoul. La secrétaire général adjointe a rappelé fermement son opposition au travail le dimanche et à la fiscalisation des accidentés du travail.

MICRO SOCIAL

Restauration ; Ikéa et l’ouverture le dimanche

- Un accord dans la restauration est à nouveau envisageable dans Les Echos. Des « contacts bilatéraux entre les syndicats CFTC, CGT et FO et une partie du patronat ont déjà donné lieu à des avancées.  Négociateur CFTC, Michel Jeanpierre précise « on ne se contentera pas de demi-mesures ». Il « n'écarte pas un « accord de principe cette semaine si le corps patronal est raisonnable ». « Nous faisons front commun (avec la CGT et FO) pour aller à la signature tous ensemble ».

- « Bras de fer autour de l'ouverture d'Ikea dimanche » dans Ouest France. Selon la préfecture, l’ouverture du magasin est illégale en vertu d’un arrêté de 1968 pris après accord entre les partenaires sociaux. Pour la direction de l’enseigne, l’arrêté est antérieur à la loi du 3 janvier 2008 autorisant l’ouverture le dimanche, et donc non valable. Unité syndicale contre Ikéa. Sébastien Alix, de l'Union départementale CFTC, déclare « Si on les laisse faire, l'année suivante, ce ne seront pas trois mais quinze ou vingt dimanches qui seront ouverts. L'année d'après, encore plus. Et l'année suivante, l'ouverture du dimanche sera généralisée à toutes les autres grandes surfaces de l'agglomération. »  

DROIT DU TRAVAIL

Le harcèlement moral peut être collectif ; réforme de la médecine du travail

- Un arrêt de la Cour de cassation du 10 novembre reconnaît pour la première fois, que « Peuvent caractériser un harcèlement moral les méthodes de gestion mises en œuvre par un supérieur hiérarchique dès lors qu'elles se manifestent, pour un salarié déterminé, par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet d'entraîner une dégradation des conditions de travail susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ». Renforcement de la protection des salariés face aux dysfonctionnements des méthodes de management (La Tribune)

- Réforme de la médecine du travail annoncée pour fin février dans Les Echos. Les syndicats défavorables aux propositions de X. Darcos, qui reprennent « trop de propositions du Medef » selon la CGC opposée à une réforme qui va « sous-traiter la médecine du travail à des infirmières ou à des médecins de ville ». Pour la CFDT, le projet « fige les choses, notamment en matière de gouvernance. Tous s’inquiètent de voir « moduler la fréquence des visites médicales de salariés, en fonction de leur exposition aux risques. »

DIALOGUE SOCIAL

Congrès de la CGT

« Un flirt poussé » entre la CGT et la CFDT dans la Tribune. « Liaison » qui trouve son origine dans les négociations sur la représentativité et  « s'appuie sur une subtile répartition des tâches ». A la CFDT « le créneau technique, orienté petits cadres et employés supérieurs » et à la CGT « une position plus populo, plus remuante » dixit Christian Dufour, sociologue, directeur adjoint de l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires). Le risque pour la CGT : être catalogué dans la mouvance réformiste laissant le créneau contestataire à Solidaires et SUD.

Réponse attendue au 49e congrès de la CGT qui s’ouvre aujourd’hui à Nantes. « Assuré d'un quatrième mandat à sa tête, Bernard Thibault entend modifier son organisation interne et répondre avec fermeté aux critiques sur la mutation réformiste du syndicat. » dans les Echos. Lors de la réforme des régimes spéciaux de retraite, il est « apparu comme l'interlocuteur privilégié de l'Elysée et comme un homme de compromis ». Opposition interne « minoritaire et divisée » lui reproche son « réformisme », et le « juge trop proche de Nicolas Sarkozy. « Je n'ai passé aucun deal avec Sarkozy » répond Bernard Thibault dans une interview au Figaro éco : « Certains cherchent à instaurer du doute sur la loyauté du secrétaire général de la CGT. Je mets au défi quiconque d'en apporter la preuve »…Le secrétaire général, invité par la CFDT au débat sur l’avenir du syndicalisme se demande si « C'est la CGT qui se rapproche de la CFDT ou l'inverse ? » Sur la réforme des retraites : « Jamais la CGT n'acceptera une remise en cause de la retraite à 60 ans ».

Dans Libération, Jean-Marie Pernot, de l'Institut de recherches économiques et sociales, estime que «La CGT a changé de stratégie, mais elle ne le sait pas encore, ou ne le dit pas expressément. Lorsqu'elle participe aux négociations, elle n'y va plus uniquement dans une posture d'opposant, mais avec de vraies propositions. Et quand elle ne signe pas, elle explique pourquoi ». L’article précise qu’en 2008, « l'organisation a paraphé 34% des accords signés en France, et 40,7% des nationaux ». En rupture avec le PCF, la CGT « est devenue idéologiquement orpheline, et doit se construire une nouvelle matrice politique ».

RETRAITE

La crise met à mal tous les régimes de retraite titre Les Echos. En France, « La conjoncture a privé le régime général de près de 5 milliards d'euros de recettes selon Dominique Libault », directeur de la Sécurité sociale. Pour Martine Durand, de la direction des affaires sociales de l'OCDE, lors d’un colloque organisé par le conseil d'orientation des retraites (COR) jeudi 3 décembre, « la crise met en lumière la nécessité de diversifier les régimes de retraite pour limiter les risques ». Mais le problème central reste l’âge de la retraite. Même constat dans Le Monde : " Les effets de la crise sont dérisoires au regard du problème du vieillissement de la population " selon Martine Durand, toujours. " En 1950, on dénombrait sept actifs pour un retraité alors qu'à l'horizon 2050, on comptera en moyenne deux personnes d'âge actif pour une de plus de 65 ans ". Le COR doit remettre un rapport début 2010 sur l'état des comptes et des prévisions. L’organisme est aussi chargé « d'étudier un possible bouleversement du mode de calcul des pensions. L'idée est notamment d'explorer un système en points, calqué sur le modèle suédois ».

Autre aspect de la retraite, la prise en charge : « Les tarifs des maisons de retraite flambent » dans Le Monde. Il en existe  8 000 en France. Si les prix des établissements publics (70 %) restent moyens, les maisons privées peuvent afficher des tarifs prohibitifs. Les aides financières restent encore insuffisantes.

DEPENDANCE

Journée de la dépendance France Info et Le Monde, aux côtés de l'Ocirp : la mise en place du cinquième risque doit être la priorité..  Les propositions de l'Organisme commun des institutions de rente et de prévoyance (Ocirp) au gouvernement : abolir la discrimination entre personnes handicapées et personnes âgées, solidarité entre les générations, droit au " bien vieillir " pour tous, Unifier les plans " personnes âgées " et " Alzheimer et maladies apparentées, mettre en oeuvre un partenariat public-privé etc. Le Monde titre « Un million de personnes pourraient se retrouver en situation de perte d'autonomie dans dix ans ». L'aide personnalisée à l'autonomie (APA) se révèle inefficace pour les personnes les plus dépendantes.

Le quotidien rappelle la nécessité d’avoir une assurance en cas de perte d’autonomie. « Entre l'aménagement du logement, l'emploi d'aides à domicile, voire l'hébergement en établissement spécialisé, le coût moyen estimé d'une perte complète d'autonomie s'élève de 2 500 à 3 500 euros par mois ", selon le docteur Edouard Bidou, directeur de l'innovation au Groupe Prévoir.

ENVIRONNEMENT

Copenhague, jour J

Dans La Tribune, H. D'Albis, Professeur à l'université de Montpellier, chercheur à l'École d'économie de Toulouse, apporte sont point de vue sur la question du réchauffement climatique : « Copenhague ou pas, il faut une météo du carbone ». « En matière de réchauffement climatique, ce n'est pas le PIB par tête qui compte mais le PIB total. Il importe donc d'inciter les pays émergents à épouser la cause de la croissance décarbonée et rendre plus efficaces les mécanismes de compensation. Pour cela, un système de mesure fiable et transparent des émissions est nécessaire : une véritable météo mondiale du carbone rendue possible par un réseau de capteurs terrestres et des satellites d'observation. Le projet est ambitieux mais son coût resterait marginal à l'aune des bénéfices attendus. »

« Tour d'horizon des sujets clés de la 15e Conférence des parties» dans Libération.

Une certitude : un traité ne sera pas signé à Copenhague…la conférence se « bornera à un mandat a minima : Donner une suite au protocole de Kyoto ». « Les pays riches, responsables de 80% des émissions dès 2020, doivent les faire chuter de 25 % à 40 ». Problème : ils annoncent des chiffres entre 12% à 16. L’aide aux pays en voie de développement avance très difficilement.

L'appel climatique de 56 journaux du monde entier dans Libération toujours : « le changement climatique va ravager notre planète et, ce faisant, perturber fortement notre prospérité et notre sécurité » « Nous demandons aux représentants des 192 pays réunis à Copenhague de ne pas hésiter, de ne pas se lancer dans des discussions, de ne pas se faire de reproches mutuels, mais de saisir la chance d'échapper au plus grand échec politique de l'époque moderne »… « La justice sociale exige que le monde industrialisé racle ses fonds de poche et promette des liquidités pour aider les pays les plus pauvres à s'adapter au changement climatique » « Les représentants politiques à Copenhague ont le pouvoir de façonner le jugement de l'histoire sur notre génération »

Les scientifiques ont, presque, réponse à tout : réchauffement arrêté en 1998 ? Refroidissement annoncé dans les années 70 ? La responsabilité du soleil dans le réchauffement ? Le pessimisme des climatologues ? Vous saurez tout en lisant le dossier spécial sur les 7 clés du réchauffement climatique dans Le Monde.

INTERNATIONAL

B. Obama se décarcasse pour l’emploi : « Washington prêt à débloquer 170 milliards de dollars pour la création de postes » dans les Echos. « Outre le gisement de l'énergie et des « emplois verts », l'administration Obama mise sur l'essor des exportations pour enrayer la montée du chômage ». « 70 milliards seraient consacrés aux infrastructures, en grande partie financée par le redéploiement du solde des 139 milliards de dollars des fonds du TARP (fond de sauvetage financier) » originairement destiné aux banques. Dans Le Monde « La baisse inattendue du chômage américain donne un peu d'air à M. Obama, critiqué pour sa politique de l'emploi. Même si les destructions de postes se poursuivent, le taux est descendu à 10 % »

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 21:42
Nouvelles annonces gouvernementales sur Pôle Emploi : l’institution sera-t-elle un jour dotée de moyens en adéquation avec les ambitions affichées lors de sa création ?
Alors que la fusion des ASSEDIC et de l'ANPE était destinée à créer il y a déjà un an un grand service de l'emploi performant, la situation n’a cessé depuis de se dégrader. Les salariés de Pôle Emploi subissent un stress fort en raison des difficiles conditions de travail et du manque criant de moyens pour réaliser leur mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi de manière satisfaisante. Se sentant impuissants, leur découragement grandit d’autant plus face à l’accroissement continu du nombre de demandeurs d'emploi de longue durée (+ 31 % sur une année contre 25 % pour l'ensemble de la population des demandeurs d'emploi).

La CFTC, qui ne cesse de réclamer des moyens humains supplémentaires à Pôle Emploi, attend avec impatience de connaître enfin le nombre de recrutements prévus pour faire face à cette situation insupportable tant pour les usagers souvent désireux d’avoir un réel appui dans leurs démarches que pour les salariés de Pôle Emploi rendus à tort responsables de cette situation. Face à cette situation que peuvent faire les agents de Pôle Emploi qui parfois ont la charge de portefeuilles de près de 200 demandeurs d'emploi ? La situation se dégrade, certaines régions craignent désormais de ne pouvoir garantir la première étape d'indemnisation. Prochain problème à venir : l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Et ensuite, sur quel signe supplémentaire de paupérisation et de précarisation fermera-t-on les yeux ? Comment vont survivre ces demandeurs d'emploi ?.

Face à ce risque grandissant d’explosion sociale, le gouvernement ne peut pas décemment se contenter de revaloriser le montant de l'Allocation Spécifique de Solidarité de seulement 1,2 % ! Une augmentation aussi dérisoire ne peut être efficace. Comment ne pas basculer dans la précarité lorsque l’on ne dispose que de 454 euros par mois ?

La CFTC renouvelle sa demande au gouvernement de réaliser enfin les recrutements nécessaires pour que Pôle Emploi puisse assurer correctement sa mission de service public de l'emploi et ce, notamment auprès des seniors. Premiers à être licenciés en cas de crise, derniers à être recrutés sur le marché de l’emploi, les seniors ne doivent pas être la génération sacrifiée. Il y a urgence, la CFTC ne demande pas aveuglément au gouvernement «  d’embaucher à tout crin, » elle lui demande juste d'assurer normalement ses missions essentielles en ayant un regard responsable sur tous ces demandeurs d'emploi chaque jour plus nombreux à sombrer dans la très grande précarité.
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 21:47

CFTC en régions

- Flavien Benazet, secrétaire national de CFTC-police, chargé de la région Sud-Est veut « changer le système syndical, sortir d'un système jurassique pour proposer un syndicalisme participatif, ancré dans des valeurs morales » dans le Progrès. A l’approche des élections professionnelles en janvier prochain, la CFTC, qui présente pour la première fois une liste pour les gardiens de la paix, a lancé un site et un blog : policierdescanuts.blogsport.com. Unité police (majoritaire, ex-Unsa) et Alliance sont les deux syndicats majoritaires.

- Les salariés de Saint-Joseph n’ont pas été payés en novembre. Jocelyne Le Royer, déléguée syndicale CFTC et secrétaire du comité d'entreprise, ainsi qu'Odile Bigot, déléguée du personnel CFTC soutiennent le personnel face à la crainte du dépôt de bilan et des conditions de travail difficiles (Ouest France)

ECONOMIE

- Lutte contre les paradis fiscaux. Hier, les députés ont voté en commission des finances des amendements pour la renforcer, notamment par la mise en place d’une nouvelle procédure judiciaire : l'administration fiscale serait dotée de pouvoirs de police judiciaire sous l'autorité du procureur de la République. Les fonctionnaires pourraient intervenir dans trois cas : « les manoeuvres frauduleuses, la non-déclaration d'un compte bancaire dans un paradis fiscal ou l'interposition d'une personne ou entreprise établie dans un paradis fiscal. » (Les Echos)

- La question des dépenses des opérateurs de l’Etat dans les Echos

« Plus de 600 organismes publics sans réel contrôle » Pôle emploi, CNRS, Inserm, etc., les opérateurs de l’Etat représentent 43 milliards d'euros et plus de 371.000 emplois. Absence de contrôle et opacité sur leur patrimoine immobilier et surtout, une hausse de 46,7 % des effectifs depuis 1994 et de 80.000 entre 2006 et 2009

Les audits en mains, Eric Woerth veut donc « faire 10 % d'économies sur les dépenses de fonctionnement des opérateurs de l'Etat », qui affichent 33 milliards d'euros de crédits et 250.000 emplois. Si le ministre souligne que « les opérateurs conduisent avec succès les missions de service public qui leur sont confiées », il relève le manque de « pilotage » et de stratégie, une hausse de 10% des frais de fonctionnement et des effectifs de 6% entre 2007 et 2009. Généralisation des contrats de performance, comité stratégique et non remplacement d’un départ en retraite sur 2 font partie des mesures annoncées.

REFLEXION SUR L’ECONOMIE

Le Monde présente l’ouvrage d’Anne Salmon, « Moraliser le capitalisme ? » aux éditions du CNRS. L’auteur, philosophe et sociologue d’entreprise explique que, depuis la fin des années 90, « le capitalisme ne cherche plus à importer dans l'entreprise des valeurs religieuses ou politiques, mais à faire de son propre fonctionnement la référence de la vie morale et sociale de ses salariés. »… « Plutôt qu'à une moralisation de l'économie, nous assisterions à une " économisation de l'éthique ", par laquelle l'entreprise serait devenue la " dernière communauté " viable

MICRO SOCIAL

- Restauration, Banques, transport routier…Le Figaro titre « Les revendications salariales reviennent sur le devant de la scène ». Selon  la Cegos, 46 % des DRH craignent d'être contraints à un blocage des rémunérations en 2010. Les ouvriers de l'industrie, très touchés par le chômage partiel, ont perdu une partie de leurs revenus, les cadres sont aussi touchés sur leur part variable et la quasi-totalité des salariés seront pénalisés sur les « à-côtés » du salaire (plan d’épargne)

- Les conservateurs de musées soutiennent le mouvement de grève. Ils ont adressé une lettre ouverte à F. Mitterrand pour protester contre la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique (Le Monde). La Croix évoque l’appel à la grève hier de l’intersyndicale (CGT, CFDT, SUD, FO, CFTC, FSU, Unsa) et fait le tour des établissements (musée d'Orsay, la Sainte-Chapelle, le musée Rodin, les tours de Notre-Dame et l'Arc de Triomphe fermés / Louvre, Versailles et la Bibliothèque nationale ouvertes). L’inquiétude est grande sur la suppression des postes. Reçus hier au ministère, les syndicats n’ont rien obtenu et estiment que les mesures du RGPP « auront des répercussions dramatiques sur la qualité de la mission de service public des établissements culturel » (Libération).

- Malaise et journée nationale d’action dans la police. Dans Libération, Nicolas Comte, secrétaire général du premier syndicat de gardiens de la paix, explique que «La politique du chiffre fait du policier un robot». Sous pression malgré la baisse des effectifs, le syndicaliste dénonce « la religion du chiffre, mais sans les moyens et avec un système qui se mord la queue : plus les services de police travaillent, plus les chiffres de la délinquance augmentent »

- Air France annonce la révision des accords collectifs des pilotes et des personnels de cabine dans Les Echos. Objectif : « un gain d'Ebit de 120 millions d'euros, qui s'ajouterait à un plan d'économies et de restructuration de 500 millions. La direction veut faire  des économies mais aussi gagner en productivité de 15 à 20%. Les syndicats opposés au projet

 

- L’opposition du corps médical des hôpitaux de Paris au plan d’économie de 300 millions d'euros d'ici à 2012 avec 4.700 emplois supprimés dans la Tribune. A la tête du levier de boucliers : le professeur Pierre Coriat, chef de service à la Pitié-Salpêtrière, un des principaus opposants à la loi hospitalière que Roselyne Bachelot. Le 14 décembre prochain se décidera la suite du mouvement. Inquiétude au ministère

- Stéphane Richard à la tête de la direction générale déléguée de France Télécom dès le 1er janvier 2010 dans la Tribune. Il souhaite proposer un « nouveau contrat » social aux 100.000 salariés. Des discussions sont en cours avec les organisations syndicales concernant le nouveau système de mobilité qui « devrait reposer sur du volontariat »

CONDITIONS DE TRAVAIL

Le manque de place au travail et le rapport du CAS sur la santé mentale

- Les salariés souffrent du manque d’espace dans les bureaux dans Le Monde. Pour réduire les coûts, on diminue la surface de chacun. Selon un récent sondage auprès de 1 100 salariés, 44 % trouvent leur bureau " inadéquat ". « Les surfaces octroyées à chacun ne cessent de se réduire : un salarié occupe désormais, en tout, 20 mètres carrés, mais seulement 12 mètres carrés de surface de travail proprement dit (bureau, salle de réunion). ». Mieux encore : des salariés sans bureau fixe. Chaque matin, pour les ingénieurs d’Alcatel-Lucent, c’est la chasse au bureau libre. Parfois même, ils ne trouvent qu’un « demi-bureau ». C’est ce qu’on appelle le «flex office ». Les photos du petit dernier et cartes décoratives, terminé ! Les syndicats dénoncent une " déshumanisation " des postes de travail,  " génératrice de stress " et un mobilier « totalement inadapté ».

- Rapport du Centre d'action stratégique (CAS) veut  faire « sortir la santé mentale du seul cadre médical et thérapeutique pour qu'elle devienne l'affaire de tous »  dans Le Point. Pour de nombreux psy, ce texte «marque le retour en force d'une  science du bonheur »… Ainsi, pour  Jacques- Alain Miller il s’agit de repérer les personnes non-conformes «  afin de les remettre dans le droit chemin.  Nous sommes tous convoqués à participer au bien-vivre de tous parce que, lorsque le citoyen est déprimé, il ne travaille pas et il ne consomme pas »

DIALOGUE SOCIAL

- FO porte plainte devant le BIT contre la réforme de la représentativité. Le syndicat se fonde sur 4 points :  « l'obligation pour désigner un délégué syndical de passer par la procédure électorale qui serait contraire au droit pour les syndicats de désigner librement leurs représentants ; l'obligation de changer de représentant de section syndicale en cas de score aux élections inférieur à 10 % ; l'existence de seuils d'audience minimum pour valider un accord (30 %) contraire à la liberté de négocier ; le traitement de faveur accordé aux syndicats représentatifs chez les cadres. » (Les Echos)

- Dans l’Humanité, la chercheuse Françoise Piolet aborde la question du syndicalisme aujourd’hui. Elle s’est penché pendant trois ans sur « les structures et pratiques au sein de la CGT ». Passages intéressants : « le syndicalisme français a toujours été un syndicalisme de militants plus que d'adhérents. Mais il y a un moment où le nombre de militants ne garantit plus le renouvellement. La transmission de l'expertise n'est plus assurée. Cela touche le syndicalisme dans son ensemble. »

- Interview de Jacques Delors dans Le Monde : sur l’Europe sociale, « il faut donner un coup de pouce aux syndicats, car il ne peut y avoir de démocratie, sans un dialogue et des compromis entre capital et travail. ». Sa vision : « la compétition qui stimule, la coopération qui renforce et la solidarité qui unit »

EGALITE PROFESSIONNELLE

Une étude de l’Ined à lire dans Libération sur le partage des tâches entre hommes et femmes. Et le gagnant est ? Je vous laisse deviner… « les femmes assument encore 80% des tâches domestiques » et la situation s’aggrave à l’arrivée de bébé.

ENVIRONNEMENT

- Martine Aubry dans le Monde « A Copenhague, il faut inventer la solidarité écologique du XXIe siècle », elle prône la mise en place d’une taxe sur le CO2 émis par les transports de marchandises

- Dans La Croix, Bruno Parmentier, directeur du Groupe ESA, école supérieure d’agriculture d’Angers s’interroge « Voulons-nous encore manger demain ? ». Il demande que des mesures urgentes soient prises au niveau national et européen pour éviter « un effondrement du secteur » et un risque de pénuries alimentaires.

EUROPE

- Accord européen entre les ministres des Finances de l'Union sur la supervision financière : création « des autorités de supervision paneuropéennes pour la banque, l'assurance et les marchés », notamment un « comité du risque systémique chargé de détecter à l'avance les menaces qui pèsent sur l'ensemble du système financier ».  Le Parlement veut en durcir les modalités de l’accord.

- Allemagne :

Dans les Echos, « Sous pression de Berlin, les banques allemandes s'engagent pour les PME » : augmentation de leur offre de crédit ; fonds financé par les banques privées.

Le Figaro évoque une collaboration inhabituelle entre Évêques et syndicats pour bloquer le shopping dominical à Berlin. Ensemble, ils ont obtenu la fermeture des commerces certains dimanches devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe.

INTERNATIONAL

- Face à la régression du droit du travail dans les usines de jouets magasins de chinois, Peuples solidaires lance une campagne pour « inviter les consommateurs à demander le respect effectif des droits fondamentaux » dans la Croix. Le but est de créer « un lien entre le consommateur et le donneur d’ordre, pour améliorer les conditions de travail en Chine, où sont produits 80 % des jouets vendus dans le monde. »  

- Etats-Unis :

« Obama et le gratin contre le chômage » dans Libération. « Syndicats, grands patrons et économistes sont conviés  à la Maison Blanche », « après l'énorme plan de relance, d'un total de 787 milliards de dollars (523 milliards d'euros), adopté au début de l'année, il serait bon que les patrons du secteur privé, grands et petits, s'impliquent davantage dans la sortie de crise ». Dans Les Echos, un éminent professeur de l’Université de l’Illinois, Edward F. Stuart juge L'intervention de l'Etat « indispensable pour créer des emplois ». Les projets d’infrastructures y aideront ainsi que l’aide aux Etats fédérés « qui font aujourd'hui le contraire de ce qui doit être fait, en multipliant les coupes budgétaires et en détruisant des milliers d'emplois ». La boucle est bouclée…

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Published by CFTC Hautmont - dans Presse
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