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La transformation des métiers et fonctions liés aux GHT :

Publié le par CFTC CHSA

Ce 15 novembre se tenait un nouveau comité de suivi des groupements hospitaliers de territoire (GHT). L'occasion pour la DGOS de lancer la préparation d'un plan dédié à l'accompagnement de la transformation des métiers et fonctions dans les GHT. Il est attendu à l'été 2018. Les partenariats entre GHT et HAD étaient aussi à l'ordre du jour.

Trois publics cibles ont été définis : les fonctions de pilotage stratégique, les fonctions mutualisées et l'ensemble des métiers hospitaliers et médico-sociaux. Sept types de mesures se profilent. Elles concernent : les règles relatives aux responsabilités, compétences et prérogatives ; la gestion de la démographie et les modalités de recrutement ; la formation ; le parcours professionnel ; la rémunération, les communautés de pratiques ; les conditions d'exercice et la qualité de vie au travail. Ce comité a permis de proposer un aperçu général des premières mesures. Il s'agit par exemple d'élaborer et de mettre à jour les référentiels métiers, de réviser les concours et la gestion prévisionnelle des postes, ainsi que les maquettes de formations initiales, ou encore de réviser les procédures d'évaluation et les règles de cumul et compatibilité.

Les premières trames de ce plan seront ainsi transmises aux partenaires d'ici la fin de l'année. Seront ensuite mis en place trois groupes de travail, correspondant aux trois publics cibles, qui se réuniront régulièrement à partir de février 2018. Cette méthodologie aboutira à un plan d'actions à la fin du premier semestre 2018.

Hospimédia...

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Pour notre avenir :

Publié le par CFTC CHSA

Pour notre avenir, lisez ceci …….Prêt à en parler….

 Une précarité qui ne cesse de s’accroître au CHSA (CGT, SUD, FO, UNSA) !, nous avons le devoir de dire la vérité… (C’est la CFTC, on ne nous changera pas) Aucun d’eux (cités plus haut)

 La direction a tellement tiré sur la corde pour être en phase avec le budget alloué qu’aujourd’hui une personne absente pour quelle raison que ce soit (ex : Visite médicale, formation, délégation, maladie…) génère automatiquement un problème d’organisation dans quelque service que ce soit.

 Forte inquiétude, préoccupation, stress, la situation de certaines équipes en termes d’effectif est alarmante (personne pour remplacer la personne absente) !

Quelles conséquences pour les agents sur place :

_ Travail dans l’urgence, stress, tension…

_ Planning non respecté impactant sur la vie de famille

_ Remplacement à la sauce bouche-trou sans compensation

_ Effectif non respecté (désorganisation vie familiale)

_ Surcharge de travail … Tension entre les agents Qui fait quoi ?

_ Des conditions de travail exécrables (j’en connais de pire : JPD)

_ Encadrement en difficulté dans leurs missions

Le souci que met en avant la CFTC est que lorsque l’effectif est au complet de nombreuses pauses sont effectuées, portables, cigarettes, prises d’air, si vous voulez qu’un syndicat vous défende profitez de ses moments de délestages (ouf !) pour être auprès des patients, leur rendre visite, les accompagner et autres et pas être connecter sur votre portable ou en train de fumer à l’extérieur. On vous voit. Une pause ¼ d’heure, OUI, mais ½ heure, NON… La CFTC entend aussi les réflexions des visiteurs ! La CFTC siège à la Sécu.

Nous avons des malades en charge, pas des moteurs de voitures.

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Violences à l’hôpital : psychiatrie, urgences et gériatrie en première ligne :

Publié le par CFTC CHSA

Le rapport 2017 de l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) a été mis en ligne en septembre 2017. Les signalements de faits de violence en établissements de santé sont recueillis par l’ONVS depuis 2005.

Des signalements effectués sur une base volontaire

En 2016, 360 établissements de santé ont fourni 17 596 signalements (contre 337 pour 15 990 en 2015). Le nombre d’établissements qui participent au dispositif de signalement reste stable et ne représente que 6,23% du total des établissements.

Recueillies sur la “plateforme signalement ONVS” sur la base du volontariat, les déclarations systématiques de tout acte violent ont pour objectif de permettre à l’ensemble des personnels hospitaliers de participer à la prévention et à la lutte contre les violences.

Les atteintes aux personnes et aux biens

78% des signalements concernent des atteintes aux personnes, contre près d’un quart pour des atteintes aux biens. La grande majorité d’entre eux (16 536) émane des hôpitaux publics.

Schéma : répartition des auteurs des atteintes aux personnes

En 2016, 14 508 atteintes aux personnes sont dénombrées, principalement du fait des patients (70%) à l’encontre des personnels, et 4 197 atteintes aux biens.

Les violences verbales représentent 14 872 atteintes (66%) et les violences physiques 7 769 (34%). Les victimes sont pour 47% des infirmiers, suivis des autres personnels soignants (45%) et des médecins (8%). 17 % des faits sont liés à un trouble psychique ou neuropsychique (TPN).

Les violences sont principalement dues à des reproches concernant la prise en charge du patient (60,6%), à un temps d’attente jugé excessif (11,7%) ou à une alcoolisation (9,9%). Elles se produisent notamment en fin de journée.

Les violences en milieu de santé se situent principalement au sein des services psychiatriques (20% des signalements), des urgences (13%), des unités de soins de longue durée et établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (11%).

Afin de prévenir ces actes de violence, l’Observatoire élabore et diffuse des outils et des bonnes pratiques, et encourage la coordination des acteurs de terrain.

Vie publique....

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Droit et pratique de la téléradiologie, la CFTC fait le point :

Publié le par CFTC CHSA

La téléradiologie illustre à l’évidence le retard du droit sur la pratique, le premier se bornant à entériner la seconde.

Le législateur n’a manifestement pas entendu réserver un traitement particulier à la téléradiologie.

Aussi y a-t-il lieu de se reporter à la documentation non réglementaire produite notamment par les Pouvoirs publics, par la profession organisée autour des syndicats et société savante (SFR, SRH, FNMR, etc.) au sein du fameux G4 professionnel et par le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM).

L’implication des professionnels ou le substitut de l’absence de loi

Les syndicats de radiologues, libéraux et hospitaliers, épaulés par la Société française de radiologie et adossés aux industriels du secteur des technologies médicales, ont réfléchi au bon usage de la pratique de la téléradiologie.

De leur réflexion partagée, il en est résulté une littérature importante fixant les précautions à observer dans la pratique de la téléradiologie, ses définitions pratiques et les conditions générales d’exercice y afférentes.

Il en ressort que la téléradiologie ne se substitue pas à l’examen clinique réalisé par le médecin de proximité. Son emploi doit être justifié par l’état de santé du patient, la continuité ou la permanence des soins ou plus généralement par des circonstances particulières de temps et de lieu.

Elle ne saurait justifier l’installation ou le renouvellement d’équipements d’imagerie lorsque le site ne dispose pas de radiologues nécessaires pour faire fonctionner ces équipements.

Plus concrètement, la téléradiologie recouvre deux types de situations différentes : d’une part, le télédiagnostic qui permet à un praticien de proximité non radiologue d’obtenir un examen d’imagerie d’un téléradiologue, et, d’autre part, la téléexpertise qui suppose qu’un radiologue de proximité, au contact du patient, souhaite obtenir l’avis d’un téléradiologue distant, expert dans tel ou tel organe pour :

  • guider la conduite de l’examen le plus adapté à la situation clinique,
  • effectuer une seconde lecture des images, et affiner et/ou confirmer son diagnostic et le cas échéant, guider la conduite à tenir pour le patient.

Comme nous l’avons vu précédemment, c’est par voie de convention qu’il importe de combler les lacunes de la loi, concernant la pratique de la téléradiologie.

C’est ainsi que, suivant les recommandations du G4 et du CNOM, la convention de coopération en téléradiologie, réunissant libéraux et hospitaliers, doit avoir pour objet et pour effet de préciser les modalités d’organisation, les conditions techniques, financières et juridiques des échanges médicaux par télétransmission d’images radiologiques.

Sans prétendre à l’exhaustivité, les points suivants doivent être notamment développés dans la convention à venir :

  • les règles d’organisation techniques et médicales de l’exercice
  • les règles de fonctionnement (on pourra utilement se reporter au cahier des charges techniques annexé au Guide du G4 et du CNOM)
  • les droits, obligations, et responsabilités des cocontractants et des patients
  • les modalités de rémunération de chacun des cocontractants et le mode de financement de l’activité
  • la durée et les conditions de rupture de la convention

Il faudra également évoquer les droits et obligations des prestataires techniques afin que soient assurées la permanence et la continuité des soins, en cas de dysfonctionnement de l’appareillage.

L’expérience montre qu’une coopération imposée a peu de chance de prospérer. Il importe donc que libéraux et hospitaliers dialoguent dans le sens d’une construction équilibrée.

La négociation constitue, à n’en pas douter, la phase la plus longue et la plus ardue.

Le syndicat CFTC y reviendra en ce qui concerne le CHSA !

 

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Les troubles psychiques sont la cause directe de 20% des violences en établissement :

Publié le par CFTC CHSA

Rendu public ce 27 septembre, le rapport 2017 de l'Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) laisse entendre qu'une personne est victime de violence toutes les 20 minutes en établissement de santé ou médico-social. Psychiatrie, urgences et gériatrie restent les plus lourdement touchées par des incivilités qui "minent le moral".

Pour combler le retard pris dans la publication de son rapport annuel — le précédent, celui de 2015, sorti en août 2016, reposait sur des données de 2014 —, l'Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS) a décidé de compiler dans son rapport 2017 à la fois les données qui lui ont été remontées en 2015 et 2016. Et encore une fois, il confirme ce climat d'insécurité persistant avec un nombre toujours plus croissant d'incivilités, "qui minent le moral des personnels et donnent une qualité de vie au travail totalement déplorable".

77% des victimes sont des soignants

Infirmiers 39%Autres soignants 38%Médecins 7%Patients 9%Agents de sécurité 3%Visiteurs 1%Autres personnes 3%
Répartition des 22 461 victimes d'atteintes aux personnes en 2016.

Le privé toujours à la traîne pour signaler les violences

Dans cet ouvrage publié ce 27 septembre (à télécharger ci-dessous), 17 596 signalements d'atteintes aux personnes (78% des signalements) et aux biens (22%) sont recensés pour l'exercice 2016 contre 15 990 un an plus tôt et 14 502 en 2014. Soit une progression annuelle de 10% (et 21% en deux ans). En revanche, ces mêmes signalements ne restent le fait "que" de 360 établissements sanitaires et médico-sociaux, soit tout juste 6%, en très légère amélioration toutefois l'an dernier (ils n'étaient que 337 en 2014 et 2015). Le tout avec la persistance de fortes disparités entre les régions et les établissements. Par exemple, 32% des structures publiques sont déclarantes contre 3% pour le privé non lucratif et 2% dans le secteur lucratif*. Ces deux dernières catégories vivent pourtant "les mêmes difficultés de violence et d'incivilité que les établissements publics, note l'ONVS, même si les proportions sont parfois différentes". Quant aux structures purement médico-sociales, les signalements demeurent très rares. Or là aussi, souligne l'observatoire, "les quelques partenariats développés et visites techniques effectuées montrent que les violences sont autant présentes que dans les autres structures".

Une personne victime de violence toutes les 20 minutes.

Selon les données 2016 de l'ONVS, 26 476 victimes d'atteintes aux personnes et aux biens ont été recensées l'an dernier dans les établissements de santé et médico-sociaux, soit 72 personnes chaque jour ou encore une toutes les vingt minutes : la tendance était à 50 par jour en 2014, soit alors une chaque demi-heure.

Les agents d'accueil, "souffre-douleur" de l'hôpital.

Dans l'ensemble, comme le rappelle l'ONVS en entame de son rapport, ces chiffres doivent, comme les années passées, être "analysés avec circonspection". Les signalements n'étant pris en compte que sur la base du volontariat et ne concernant qu'un nombre extrêmement restreint d'établissements, ils ne peuvent être exhaustifs et ne reflètent donc "pas une tendance". Pour autant, et ce constat de l'observatoire ne varie pas, les premiers services concernés par les violences restent la psychiatrie (20% des signalements), les urgences (13%), la médecine et la gériatrie (Ehpad et unités de soins de longue durée (USLD), 11%). En outre, il demeure "très difficile d'estimer les violences, essentiellement verbales, supportées par les agents d'accueil des établissements, notamment au niveau de la caisse/admission, en raison d'une sous-déclaration très importante dans ce secteur, commente l'ONVS. Pourtant, les échanges effectués à l'occasion des visites techniques [...] permettent de constater qu'elles sont fréquentes et engendrent de fortes souffrances pour ces personnels, considérés parfois comme "les souffre-douleur" de l'hôpital."

Un vocabulaire "ordurier et morbide" en pédopsychiatrie.

En pédopsychiatrie, les professionnels font état d'"un vocabulaire ordurier et morbide de la part de certains jeunes enfants", relate l'ONVS, ce qui crée "un profond malaise et un véritable choc psychologique" pour les personnels. À la base de ces violences, la famille et son "manque d'autorité et de cadre". À noter aussi, tout en restant faible, que "le nombre de violences physiques et verbales augmente en gynécologie, obstétrique, maternité".

42% des violences avec troubles psychiques en Ehpad.

L'édition 2017 apporte une nouveauté dans l'analyse puisque depuis 2015, les déclarations sont affinées par la distinction des faits "dont la cause principale est directement liée à un trouble psychique ou neuropsychique (TPN) ayant aboli le discernement ou le contrôle des actes de l'auteur" : ces TPN s'observent ainsi dans 17% des signalements d'atteintes aux personnes (2% pour les biens). Attention, avertit toutefois l'ONVS : "Il s'agit de prendre en compte l'appréciation du déclarant et non l'expertise médicale.Le taux culmine à 27% en SSR, 31% en psychiatrie et même 42% dans les Ehpad-USLD contre un faible 4% aux urgences. "Pour la psychiatrie, il s'agit très souvent de comportements liés à certaines maladies mentales comme la schizophrénie, indique l'observatoire. Pour la gériatrie, il s'agit également de comportements directement liés à une maladie neurodégénérative comme la maladie d'Alzheimer." Par niveau de gravité : 35% des atteintes aux personnes avec violences physiques reposent sur ces TPN, 19% en cas d'armes. Les violences verbales sont les plus fréquentes aux urgences, la psychiatrie enregistrant le plus fort taux de violences physiques. Quant aux Ehpad-USLD, ils se classent respectivement en quatrième et deuxième position avec "une tendance à l'augmentation de la violence chez les personnes âgées".

Des armes aussi diverses que variées... et parfois insolites.

Dans l'éventail parfois insolite de l'agresseur, l'ONVS cite pêle-mêle : barre de fer, bris de verre, cafetière brûlante, canne de marche, chaise, chariot de soignant, ciseaux, couverts en métal, crayon à papier, extincteur, lame de rasoir, livre, marteau brise vitre, massue en bois, pichet en métal, pied à perfusion, pied de table, pierre, pistolet à bille, plateau-repas, poubelle, stylo à bille, table, tringle de penderie, vaisselle, véhicule, etc.

Une sorte "d'autocensure" des personnels.

Les personnels de santé représentent 84% des victimes de violence aux personnes : les infirmiers sont les premiers touchés (47%) devant les autres soignants (45%) et les médecins (8%). Dans neuf cas sur dix, les auteurs s'avèrent des patients (68%) ou des visiteurs-accompagnants (19%). Au passage, l'ONVS constate "une sorte d'autocensure pour signaler des violences et des incivilités ou pour déposer plainte". Comment l'expliquer ? L'observatoire parle d'une "méconnaissance" de la protection pénale, de la "crainte de devoir entrer dans le processus judiciaire", de la "peur de représailles" et de l'"impression de perdre du temps". Les établissements s'inquiètent aussi de "se voir affublés d'une mauvaise réputation", d'où leur frein à remonter les signalements. Inversement, l'augmentation constatée des signalements "est-elle due à une différence de mentalité de génération qui n'accepte plus cette manifestation de violence et, de fait, est plus prompte à la signaler ?", interroge sans y répondre l'ONVS. Enfin, certains établissements abandonnent leur partenariat avec l'observatoire au bout de quelques mois voire quelques années au gré des mutations des personnels en charge des déclarations, cette mission n'étant pas reprise. Pourtant, il s'agit bien de "créer une gestion pérenne de la culture du risque et de la lutte contre toutes les sortes de menaces et de violences car l'hôpital n'est plus un sanctuaire", insiste l'ONVS.

Une "empathie naturelle" des soignants qui divise la psychiatrie

Sur le terrain, les professionnels de santé victimes de violence s'agacent souvent de l'impunité dont bénéficieraient les agresseurs. Ce sentiment est-il fondé ? Sur les 146 plaintes pour acte de violence dont les suites sont renseignées (elles sont ignorées pour 1 847 plaintes), l'ONVS ne recense que 20 condamnations à des peines d'emprisonnement, 8 à des peines d'amende et 5 rappels à la loi. Il constate ainsi — sans l'expliquer — une diminution des dépôts de plaintes et des mains courantes bien que les signalements des faits de violences soient en hausse. En psychiatrie notamment, l'observatoire ne cache pas que la question de savoir si, oui ou non, il faut déposer plainte contre un patient violent divise la profession, avec une "forte empathie naturelle" du soignant vis-à-vis du patient. Pour autant, la violence reste volontaire quand bien même le discernement serait altéré, insiste la DGOS, selon qui ce message fait peu à peu son chemin : "Certains n'acceptent plus de prendre des coups même si une personne souffre d'une pathologie."

 - HOSPIMEDIA

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